Sources of Agricultutural Household Revenue, Exports, and their Impact on Food Availability in Rural Rwanda Agricultural Year 1990

Year published: 14/07/1992

Ce document utilise les données sur la production et transactions collectées auprès d'un

échantillon de 1.208 ménages agricoles au cours de l'année agricole 1990. Il a pour but d'estimer

le niveau et les sources de revenu des ménages agricoles, d'étudier les differences sociales et

économiques des ménages agricoles selon leur niveau de revenu, et d'estimer le niveau global

des importations et exportations du secteur rural.

La famille agricole moyenne a gagné environ 47.000 FRw pendant l'année agricole 1990

au Rwanda. Le revenu moyen par ménage à Kibuye et Gikongoro était nettement au-dessous de

la moyenne nationale, alors que les producteurs de Kibungo et Kigali ont eu des revenus

beaucoup plus élevés que la moyenne nationale.

L'agriculture rwandaise n'est toujours pas beaucoup orientée vers le marché: 63% de la

valeur de la production ne quitte pas son lieu de production. La part de l'agriculture de

subsistance dans le revenu total des ménages agricoles est de 44 pourcent. Les marchés de main

d'oeuvre agricole au Rwanda sont apparemment assez actifs--la main d'oeuvre est le plus

important intrant acheté par les ménages pour leur production. La vente du travail (y compris les

ouvriers et les metiers) est aussi important comme source de revenu: il assure 24% des revenus

des ménages agricoles au niveau national.

Les données montrent que les ménages agricoles sont, dans l'ensemble, des importateurs

du haricot, du sorgho, et du manioc en quantités assez importantes. Des quantités importantes de

la pomme de terre, la patate douce, et des bananes sont exportées par le milieu rural.

L'etude montre qu'on trouve les ménages agricoles très pauvres dans toutes les

préfectures du pays, mais avec une plus forte concentration dans les préfectures de Gikongoro et

Kibuye. Les ménages dans lesquels le chef est de sexe féminin tombent dans la catégorie des

ménages plus démunis avec une fréquence plus élevée que parmi les ménages avec un chef de

sexe masculin. Les ménages plus pauvres que les autres ont tendance à consacrer un plus grand

pourcentage de leur terres à la culture de la patate douce. Malgré cette spécialisation, ces mêmes

ménages sont de grands acheteurs nets de la patate douce.

Quand on tient compte des importations du secteur rural, on trouve que la disponibilité de

nourriture dans le secteur rural est suffisante en termes de calories, mais probablement

insuffisante en termes de protéines et lipides. Cependant, on trouve qu'une grande proportion

des ménages n'ont probablement pas assez de disponibilité calorifique pour s'assurer une securité

alimentaire. Etant donné que l'année agricole était normale, il y a lieu de tirer la conclusion que

le Rwanda rural souffre d'une insuffisance alimentaire chronique.